Childonella
 
Moins fréquent que Costia, il n'est toutefois pas rare d'être confronté à chilodonella. Ces protozoaires ciliés infectent aussi la peau et les branchies. Ils sont ovoïdes, aplatis et peuvent vaguement être comparés à la forme schématique que l'on donne au coeur. Ils sont plus gros, mesurent de 50 à 70 µm et possèdent des cils disposés en rangées. Dans la littérature, on peut lire que le parasite s'enkyste en dessous de 12°C, mais même si la forme change, j'ai observé des lésions importantes en cas de forte infestation. Ils se déplacent plus lentement que Costia lorsqu'on les observe au microscope. Le frottis de mucus doit aussi être rapidement observé car l'organisme meurt quelques minutes après le prélèvement et on ne le voit plus bouger (il est toutefois toujours identifiable contrairement à Costia).
Ceci est d'autant plus rapide en hiver lorsque le prélèvement subit une variation de température vers le bas ( s'il gèle dehors) ou vers le haut (si on s'est conforteblement installé à l'intérieur).
Ces 2 parasites se multiplient par simple division d'eux-mêmes. Il vont donc rapidement envahir le poisson qui devient malade.
Il peut se couvrir d'un film blanchâtre (hyperproduction de mucus), avoir des difficultés à respirer ( hyperplasie et nécrose des branchies), il peut chercher l'oxygène ou se coucher sur le fond, incapable de fournir le moindre effort, même si la température se réchauffe. L'évolution de ces maladies peut être tellement rapide que des poissons risquent de mourir sans que l'on est observé le moindre signe.

Au vue des lésions et des symptômes provoqués (
les lésions de la peau et des branchies provoquées par les protozoaires peuvent entraîner la mort )., le premier réflexe qui s'impose est d'augmenter l'aération et de traiter rapidement.
En été, il est relaltivement facile de se débarrasser de ces parasites. En hiver, par contre, la majorité des traitements efficaces sont dangereux et leur utilisation est trop risquée pour les poissons.

Il est donc important de prendre la précaution de vérifier l'état sanitaire du bassin bien avant que la température de l'eau ne passe sous les 10°C, température critique pour l'administration de nombreuses substances.

                                                                                                                                                                                                     
 
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